"Agents troubles" a été le grand vainqueur de la soirée, remportant un total de quatre Oscars dont celui du meilleur film. Les membres de l'Academy of Motion Picture Arts and Science l'ont aussi récompensé pour son montage et l'ont sacré meilleure adaptation.
Le favori Forest Whitaker est reparti avec l'Oscar du meilleur acteur pour sa performance dans le rôle du dictateur Idi Amin Dada, dans "The Last King of Scotland". Pas de surprise non plus du côté des femmes: Hellen Mirren a été couronnée pour son interprétation de la reine Elizabeth II dans "The Queen".
L'ex-candidate à l'émission de téléréalité "American Idol" Jennifer Hudson a remporté les honneurs pour le meilleur rôle féminin de soutien dans "Dreamgirls", pendant qu'Alan Arkin a décroché l'Oscar du meilleur acteur de soutien pour son rôle du grand-père héroïnomane dans "Little Miss Sunshine". Par ailleurs, la petite comédie à forte teneur en ironie a aussi gagné le prix du meilleur scénario original.
Malgré son statut de grand favori, "Babel" a dû se contenter d'une seule récompense, celle de la meilleure trame sonore.
Déjà marquée par la grande diversité de ses nominations, la cérémonie de dimanche a récompensé les artistes du cinéma d'un peu partout à travers le monde.
Le film mexicain "Le Labyrinthe de Pan", de Guillermo del Toro, a ravi les deux premiers honneurs de la cérémonie dans les catégories de la direction artistique et du maquillage. Plus tard, il remportait celui de la meilleure photographie.
La Montréalaise Torill Kove s'est emparée de la statuette pour le meilleur court métrage d'animation, "The Danish Poet", co-produit par l'Office national du film du Canada.
Le Canada était aussi en lice pour le meilleur film de langue étrangère, avec "Water", mais c'est le film allemand "The Lives of Others" qui a remporté les honneurs dans cette catégorie.
L'animatrice de la soirée, Ellen DeGeneres, a souligné avec humour le caractère international des nominations dans un style direct qui mettait en valeur sa longue expérience d'animation et son passé de "stand-up comic".
Comme à l'habitude, divers numéros de chant ou de danse ponctuaient la soirée. Parmi les plus originaux, une chorale de bruiteurs a reproduit en direct la trame sonore de diverses scènes célèbres de l'histoire du cinéma.
Dans un numéro d'humour musical, les comédiens Will Ferrell, Jack Black et John C. Reilly ont souligné l'inadmissibilité de leurs pitreries pour des récompenses aussi prestigieuses que les Oscars.
De fait, les nominations des dernières années se sont éloignées des grandes productions hollywoodiennes pour se concentrer davantage sur des films à petit ou moyen budgets.
Si la production américaine "Dreamgirls" avait récolté le plus grand nombre de nominations, soit huit, la plupart de celles-ci concernaient des catégories mineures ou techniques. A part l'Oscar attribué à Jennifer Hudson, "Dreamgirls" a été récompensé pour son mixage sonore, mais sa récolte s'est arrêtée là.
L'Oscar hommage a été remis cette année au compositeur italien Ennio Morricone, pour son importante contribution à de nombreuses trames sonores. Après avoir montré quelques extraits marquants de son oeuvre, Céline Dion a interprété en première mondiale "I Knew That I Loved You".
"Une Vérité qui dérange" ("An Inconvenient Truth"), mettant en vedette l'ex-vice-président Al Gore, a remporté comme prévu l'Oscar du meilleur documentaire. Melissa Etheridge a remporté l'Oscar de la meilleure chanson pour sa composition "I Need to Wake Up", tirée du même documentaire.
"Les Petits pieds du bonheur" ("Happy Feet") a été sacré meilleur film d'animation.