Un quotidien citant des sources anonymes, rapporte vendredi que l'invitation adressée à M. Blair et à son épouse de se joindre à l'archevêque de Westminster pour un déjeuner au Collège vénérable anglais à Rome en constitue un signe annonciateur.
Selon le journal, M. Blair serait le premier chef de gouvernement britannique en exercice à visiter cet établissement, fondé en 1579 pour former des prêtres pour l'Angleterre et le Pays de Galles, où les catholiques faisaient alors l'objet de persécutions.
Selon le service de presse du Vatican, M. Blair doit rencontrer Benoît XVI samedi à 11h locales (9h GMT). Le bureau du Premier ministre a refusé de confirmer pour des raisons de sécurité.
Interrogé sur les rumeurs selon lesquelles M. Blair serait sur le point de se convertir officiellement au catholicisme, un porte-parole a répété la version officielle affirmant qu'"il reste membre de l'Eglise anglicane". Tony Blair avait déjà rencontré le pape Jean Paul II lors d'une audience pontificale en 2003.
Les spéculations ont monté en puissance le mois dernier lorsque le "Times" a rapporté des propos du père Michael Seed, selon lequel M. Blair déclarerait probablement son allégeance à l'Eglise catholique une fois qu'il aura quitté son poste de Premier ministre le 27 juin. Toutefois, le père Seed a précisé ne pas savoir si M. Blair serait jamais reçu officiellement dans l'Eglise, selon le quotidien.
M. Blair est considéré comme l'un des chrétiens les plus pieux à avoir dirigé le gouvernement britannique depuis longtemps, même s'il est réticent à parler de sa foi publiquement. Son épouse, Cherie, est catholique, les enfants du couple ont fréquenté des écoles catholiques et M. Blair assiste habituellement aux services religieux catholiques plutôt qu'anglicans.
En 1996, un an avant de devenir Premier ministre, il avait été sermonné par le défunt cardinal Basil Hume, qui l'avait sommé de ne plus recevoir la communion durant la messe étant donné qu'il n'était pas catholique.