Ils ont pris un vote sur cette proposition, lundi, en assemblée générale.
La Fabrique de la paroisse Notre-Dame-de-Montréal, qui est responsable de l'administration et de l'exploitation du cimetière, a pour sa part fait savoir mardi soir qu'elle était disposée à lever le lock-out. Dans un communiqué, la fabrique dit trouver "intéressante" la proposition du syndicat, "bien qu'elle soit assortie de conditions".
La fabrique dit avoir établi des contacts avec le syndicat concernant un éventuel retour au travail "dans les meilleurs délais".
Lors d'une conférence de presse en matinée, le président du syndicat affilié à la CSN, Daniel Maillet, avait indiqué que ses membres étaient mécontents de la menace du gouvernement d'intervenir dans le dossier.
"L'intervention du gouvernement, il y a une semaine, ne nous a pas tellement plu. Maintenant qu'on obtient un certain rapport de force, le gouvernement s'insère dans le conflit", avait déploré M. Maillet.
"On prend une position de façon à ce que la douleur des familles soit soulagée et qu'on puisse conserver notre droit à la négociation", avait-il ajouté.
La présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, avait pour sa part affirmé qu'"on ne peut ignorer que le gouvernement a lancé un ultimatum d'agir par voie législative à compter de demain (mercredi)".
Pour que la proposition syndicale puisse se réaliser, il faudrait que l'employeur accepte de lever le lock-out en place depuis près de 16 semaines. Si ce feu vert est donné, M. Maillet évalue que plus ou moins neuf semaines pourraient être suffisantes, soit d'ici le mois de novembre, pour mettre en terre les corps en attente.
La CSN s'attend à ce que l'employeur dépose jeudi de cette semaine une nouvelle proposition de règlement. "On souhaite que le dépôt de cette proposition nous permette d'arriver à un règlement global avant lundi. Si ce n'était pas le cas, il y aurait reprise du travail lundi prochain, à la condition que le lock-out soit levé. Vendredi, on exercerait notre droit de grève", a dit Mme Carbonneau.
"Ce que laissait planer le gouvernement, une intervention législative par-dessus la tête des deux parties, n'annonçait pas un scénario jojo", a-t-elle ajouté.
Mme Carbonneau estime que la proposition de retourner au travail quatre jours semaine a le mérite de concilier à la fois les droits des travailleurs et les droits des familles et de préserver le droit fondamental de négocier.
La convention collective des 129 travailleurs en cause est échue depuis décembre 2003.