Deux des hommes sont morts dans une embuscade mardi près de la ville d'Ed Daien (sud), non l'endroit de l'endroit où dix soldats de l'Union africaine avaient été tués en septembre, selon un communiqué du PAM. Le troisième chauffeur a été tué le 12 octobre sur la route reliant Nyala (sud du Darfour) et El Facher (nord).
L'agence onusienne a précisé qu'elle ignorait l'identité des assaillants.
Les trois chauffeurs travaillaient pour une société livrant l'assistance alimentaire du PAM à des entrepôts installés au Darfour, où l'agence onusienne et d'autres organisations distribuent les denrées à quelque trois millions de personnes.
"Le PAM est profondément attristé et bouleversé" par la mort de ces hommes "courageux, qui connaissaient les dangers auxquels ils étaient confrontés mais continuaient à travailler sans relâche pour soulager les souffrances et apporter de la nourriture" dans la région, a déclaré Kenro Oshidari, chef de l'agence onusienne au Soudan, dans un communiqué.
Depuis que la violence a éclaté au Darfour en 2003, plus de 200.000 personnes ont été tuées et 2,5 millions d'autres contraintes de partir de chez elles, en dépit de la présence d'une force de maintien de la paix de l'Union africaine.
Cette force de quelque 7.000 soldats, doit être remplacée en janvier par une force "hybride" UA-ONU, composée de 26.000 hommes.
Douze membres d'organisations humanitaires ont été tués cette année. Des personnels d'ONG et d'agences de l'ONU dont la présence n'était pas essentielle ont quitté plusieurs localités, sur instruction des organisations, en raison de la poursuite des violences.