Ancien chargé de mission auprès de l'Organisation de la conférence islamique (OCI), M. Missaoui, 57 ans, avait été rédacteur en chef du journal gouvernemental "La Presse", avant d'occuper la fonction de directeur général de l'information.
Il remplace à cette charge Mohamed Ben Ezzeddine, journaliste de carrière qui a dirigé la TAP pendant sept ans, avant d'atteindre l'âge de la retraite.
Le poste de directeur général de l'information a été confié à un autre professionnel, Sahraoui Gamoun, formé comme beaucoup de cadres du pays à la TAP. M. Sahraoui, qui a été correspondant en Algérie, était responsable de la rédaction du journal "Assahafa" jusqu'à sa nouvelle nomination. Un autre historien lui succédera, Abdeljelil Bouguerra.
Ces changements dans le secteur de l'information interviennent à la suite d'un appel récemment lancé par le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali exhortant les professionnels à faire preuve de "plus d'audace" et à "prendre d'avantage d'initiatives et de marge".
La presse tunisienne est au centre de critiques aussi bien dans les milieux officiels que de l'opposition et des organisations non gouvernementales tunisiennes et étrangères, qui lui reprochent son manque de liberté.
"Nous nous devons de renforcer le secteur de l'information publique", avait lancé le chef de l'Etat tunisien à l'occasion du 50e anniversaire de la proclamation de la République.