L'AKP, qui a recueilli 46,6 pour cent des suffrages d'après les résultats publiés lundi, obtiendrait 340 des 550 sièges au Parlement, selon les projections faites par l'agence de presse turque Anatolie.
Deux formations d'opposition, le Parti républicain du peuple et le Parti d'action nationaliste remporteraient respectivement 112 et 71 sièges. Par ailleurs, des personnalités politiques soutenues par le Parti de la société démocratique, une formation kurde, feraient leur retour au Parlement pour la première fois depuis plus d'une décennie. Ce parti occuperait 23 sièges.
Après ce scrutin marqué par plus de 84 pour cent de participation, les pays membres de l'Union européenne, quoique divisés sur l'adhésion de la Turquie, ont exhorté Ankara à poursuivre sur la voie des réformes afin de satisfaire aux critères exigés pour rejoindre les Vingt-Sept.
Le premier ministre Erdogan, un musulman, s'est engagé à sauvegarder les traditions laïques du pays et à mener toutes les actions jugées nécessaires pour lutter contre les séparatistes kurdes. Il a affirmé que le gouvernement continuerait sur le chemin des réformes et du développement économique.
Sous son gouvernement, l'inflation a chuté, les investissements étrangers ont progressé et la croissance économique a atteint une moyenne annuelle de 7 pour cent. Toutefois, le premier ministre a suscité des inquiétudes dans ses efforts pour faire de l'adultère un crime et nommer d'anciens islamistes à des fonctions clés.