Dans son rapport, Jim McCarter note que les jeunes conducteurs qui ont suivi des cours de conduite ont 62 pour cent plus de chances d'être impliqués dans des accidents de la route que ceux n'en ayant pas suivis.
Le ministère des Transports n'a pas mené d'enquête pour connaître la raison de cet écart, stipule également le rapport. Le vérificateur général note aussi que le gouvernement n'avait rien fait pour freiner la vente illégale de certificats de ces cours de conduite.
Le rapport, qui ratisse large, a aussi démontré que des centaines de délinquants sexuels circulaient sans être inscrits au registre tel que le prévoit la loi. La police provinciale a également dépensé 9 millions $ destinés au registre à d'autres tâches.
Les partis d'opposition ont qualifié cette partie du rapport de "particulièrement dérangeante" et ont accusé les libéraux d'avoir échoué à protéger les gens en ne sachant pas ce qui s'est passé avec le registre des délinquants sexuels.
M. McCarter a de plus noté que le ministère de la Santé ne prenait pas tous les moyens nécessaires pour s'assurer qu'il n'y avait pas surfacturation de la part des pharmaciens, dont certains facturent plus cher - parfois même le double - de ce qui est prescrit par le gouvernement ontarien pour les médicaments.
Le rapport cite le cas d'un pharmacien qui a facturé à la province 2400 $ pour un médicament valant moins de 20 $. Le gouvernement ontarien dépense 3,7 milliards $ annuellement pour permettre aux personnes âgées et aux assistés sociaux d'avoir accès aux médicaments. A ce rythme, M. McCarter estime qu'il faudra encore 30 ans au gouvernement pour vérifier tous les pharmaciens.