Cette crise avait soulevé la crainte d'une division de ce pays entre francophones et néerlandophones. Mais un médiateur nommé par le roi Albert II pour essayer de rapprocher les parties a confié au roi que les membres d'une coalition potentielle étaient prêts à reprendre les négociations pour former un gouvernement de centre-droit.
Les chrétiens-démocrates et les libéraux, partagés en partis francophones et néerlandophones, ont remporté une majorité des 150 sièges lors des élections législatives du 10 juin, mais les quatre partis ne sont pas parvenus à se mettre d'accord sur un programme.
La principale difficulté concerne une demande des chrétiens-démocrates et des libéraux néerlandophones visant à obtenir plus d'autonomie régionale pour la Flandre, dans les domaines de la santé, de la justice et des transports, et le redécoupage d'une circonscription bilingue, dans la région de Bruxelles, une requête que la Cour constitutionnelle avait déclaré illégale plus tôt cette année.
Herman Van Rompuy, un parlementaire chrétien-démocrate flamand nommé médiateur, a rendu compte au roi de ses efforts engagés en coulisses. "Il y a davantage d'éléments de positions communes pour poursuivre les pourparlers de formation" d'une coalition après les efforts de M. Van Rompuy, selon un communiqué diffusé par le Palais royal.
Selon des médias, le roi devrait maintenant appeler le dirigeant chrétien-démocrate flamand Yves Leterme pour former un gouvernement, afin de mettre fin à la crise politique. Le parti de M. Leterme est celui qui détient le plus de sièges au Parlement.
Les précédentes négociations qu'il avait menées pour former un gouvernement avaient échoué au mois d'août. Le roi avait nommé le 29 août un médiateur, M. Van Rompuy, pour essayer de relancer les discussions entre les parties.