M. Leterme a été chargé de constituer un nouveau gouvernement après la victoire du Parti démocrate-chrétien flamand (CD&V) aux législatives de juin. Mais les négociations avec les partis libéraux bloquent toujours. Les formations s'opposent sur la répartition des pouvoirs entre l'Etat et les deux régions linguistiques du royaume.
Les Wallons rejettent la demande des partis flamands qui souhaitent une plus grande autonomie des communautés, notamment en matière d'emploi, de transports et de justice. Ils sont généralement opposés à une décentralisation accrue, de peur qu'elle n'ouvre la voie au démantèlement de l'Etat belge.
Après l'échec d'une série de consultations menées par le roi Albert II le week-end dernier, le chef de file des libéraux francophones, Didier Reynders, a donné à Yves Leterme jusqu'à jeudi pour élaborer une plate-forme gouvernementale et proposer une solution sur la question de l'autonomie. En cas d'échec, il est probable que Leterme demande au roi de le dessaisir de sa mission.
La Belgique est un Etat fédéral depuis 1993. Elle se divise en trois régions: les Flandres, la Wallonie et Bruxelles-capitale. Les communautés sont actuellement compétentes dans des secteurs comme le logement, le commerce et la culture.