"Nous n'apporterons notre soutien à aucune forme de partition", a prévenu le sous-sécrétaire d'Etat américain, Nicholas Burns, précisant que Washington était "absolument opposé" à toute idée de sécession de la minorité serbe du Kosovo.
Le responsable américain a estimé qu'une majorité de pays souhaitaient que le Kosovo demeure indépendant, répondant ainsi à un article publié mercredi dans le New York Times et signé par le ministre serbe des Affaires étrangères Vuk Jeremic qui prédisait que peu de membres de l'ONU reconnaîtraient à terme le Kosovo.
Pour le dirigeant serbe, la déclaration unilatérale d'indépendance du Kosovo peut être ressentie comme "une injustice historique", outre son caractère contraire au droit international.
Invité à réagir sur cet article polémique, Nicholas Burns a rétorqué que les Serbes semblaient ignorer l'histoire récente de la région et les accusations de nettoyage ethnique qui ont pesé sur Belgrade à cette époque.
"Il est hypocrite de la part du ministre des Affaires étrangères serbe de venir écrire dans les colonnes de nos journaux en se comportant comme s'il ne s'était rien passé en 1998 et en 1999 lorsque la majorité albanaphone du Kosovo a souffert de terribles injustices", a-t-il dit.
"Nous n'avons pas oublié", a-t-il conclu.