M. Burns, qui s'est entretenu à Londres avec les représentants des quatre autres membres du Conseil de sécurité et de l'Allemagne, a prôné un accroissement des pressions sur Téhéran. Les Etats-Unis jugent nécessaire "d'accélérer la diplomatie" et de "renforcer les sanctions", a-t-il déclaré à l'Associated Press.
"Nous voulons une solution diplomatique", a-t-il assuré. "Nous ne voulons pas renoncer à la diplomatie, mais nous avons besoin de l'aide des pays (du Conseil de sécurité) pour cela, notamment du soutien de la Russie et de la Chine."
Les diplomates des six pays présents à la réunion ont fait le point sur l'avancement des pourparlers avec l'Iran avant l'expiration d'une échéance donnant jusqu'au mois prochain à Téhéran pour révéler complètement le détail de son programme nucléaire.
Les Etats-Unis poussent à l'adoption d'une troisième résolution onusienne instaurant une nouvelle série de sanctions contre Téhéran, mais la Russie et la Chine restent sceptiques. "Nous sommes déçus du manque de coopération de la Chine sur une troisième résolution", a reconnu M. Burns.
Le régime iranien a jusqu'à décembre pour répondre à toutes les questions de l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique) sur son programme nucléaire, demeuré en grande partie secret jusqu'à il y a quatre ans. Un rapport d'étape sur l'avancée de ces discussions doit être publié à la mi-novembre par le patron de l'AIEA, l'Egyptien Mohammed el-Baradei.
Le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier a apporté jeudi son soutien à de nouvelles sanctions si Téhéran ne coopère pas sur ce dossier.