"Nous travaillons très étroitement sur les questions liées au changement climatique", a déclaré le porte-parole du Département d'Etat Sean McCormack. Il a souligné que Washington tentait de promouvoir des avancées technologiques pour moins dépendre des énergies fossiles. Il a par ailleurs assuré que la France était un bon ami et un allié des Etats-Unis qui avaient hâte de travailler avec le prochain gouvernement.
Dimanche soir, dans son discours devant ses partisans salle Gaveau, Nicolas Sarkozy a lancé "un appel à nos amis américains pour leur dire qu'ils peuvent compter sur notre amitié qui s'est forgée dans les tragédies de l'histoire que nous avons affrontées ensemble".
Mais il a aussi rappelé que "l'amitié, c'est accepter que ses amis puissent penser différemment et qu'une grande nation comme les Etats-Unis a le devoir de ne pas faire obstacle à la lutte contre le réchauffement climatique mais au contraire prendre la tête de ce combat, parce que ce qui est en jeu, c'est le sort de l'humanité toute entière".
Les Etats-Unis n'ont pas ratifié le protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Par ailleurs, Sean McCormack a reconnu qu'il y avait eu "des cahots dans le passé" concernant les relations entre la France et les Etats-Unis (une allusion aux divergences concernant l'Irak), mais il a insisté sur le fait que désormais, les relations étaient bonnes.
Il a affirmé par ailleurs que les Etats-Unis se tourneraient vers la France, ainsi que vers la Chine, pour accroître la pression sur le Soudan afin que le régime de ce pays accepte le déploiement, pour le Darfour, d'une force de maintien de la paix internationale soutenue par l'ONU.