Les producteurs espèrent de leur côté avoir gain de cause rapidement, souhaitant que le film puisse jouer un rôle dans la campagne présidentielle américaine de l'automne prochain.
Le juge de la cour fédérale pourrait rendre une décision dès cette semaine dans la bataille juridique qui met aux prises aux Etats-Unis la veuve de John Lennon et les artisans de "Expelled: No Intelligence Allowed".
Yoko Ono accuse les producteurs du film d'avoir utilisé des extraits de la chanson "Imagine" sans permission.
Le film, qui est diffusé aux Etats-Unis depuis le mois d'avril et qui doit prendre l'affiche au Canada le 6 juin, présente une image positive du créationnisme, la théorie selon laquelle l'univers est trop complexe pour être expliqué seulement par la théorie de l'évolution de Charles Darwin.
Les producteurs admettent qu'ils n'ont pas demandé la permission à Yoko Ono pour utiliser 15 à 20 secondes de "Imagine". Mais ceux-ci arguent qu'ils sont protégés par la doctrine du "fair use" ("utilisation modérée"), qui permet d'utiliser des petites parties d'une oeuvre sans la permission de l'auteur dans certaines circonstances.
L'avocat des producteurs invoque la liberté d'expression. Me Anthony T. Falzone a indiqué que le segment utilisé - "nothing to kill or die for, and no religion too" - est au coeur du film car il représente le point de vue selon lequel le monde serait mieux sans religion.
Le film, a-t-il précisé, se demande si John Lennon avait raison, et conclut qu'il avait tort.